Discours de M. Roux de Chavanes à l'attention du Président du Senat, M. Poncelet (2004)
Monsieur le Président,
Messieurs les Présidents des Conseils Généraux
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames, Messieurs les Sénateurs,
Mesdames, Messieurs les Maires,
Mesdames, Messieurs les Députés,
Mesdames, Messieurs les Consuls,
Monsieur le Président,
C’est un jour exceptionnel pour les Consuls honoraires en France, car pour la première fois dans l’histoire de notre fonction, nous sommes reçus officiellement au Sénat sous le haut patronage de Monsieur Jacques Chirac, Président de la République et par le Président du Sénat.
Cette marque d’attention toute particulière qui honore l’UCHF et le soutien constant que vous nous avez témoigné depuis deux ans, montre l’intérêt que la République française porte à celles et à ceux qui ont le privilège de représenter leurs pays dans les régions françaises.
Historiquement présents dans les grands ports français, les Corps Consulaires ses sont développés depuis de nombreuses années déjà dans les grandes villes de notre pays. Fort de 450 consuls honoraires qui exercent sur le territoire, toutes les régions en France et dans les DOM-TOM sont représentées aujourd’hui au sein de l’UCHF.
Jusqu’à présent, les Corps Consulaires fonctionnent de manière autonome, ils sont reconnus par les autorités locales et agissent principalement sur le plan régional. Il n’y a pas à ce jour de véritable reconnaissance nationale des Corps Consulaires en France, à la différence de ce qui se pratique dans de nombreux pays européens. Notre objectif est donc que l’UCHF devienne une structure qui rende cohérente les Corps Consulaires dans leur fonctionnement mais aussi qu’elle s’inscrive dans une action de recommandations auprès des tutelles afin de mener à bien notre mission.
Les profils des Consuls Honoraires, l’une des plus anciennes fonctions des institutions internationales a évolué.
Traditionnellement occupée par des notables, celle-ci est aujourd’hui assumée de plus en plus par des femmes et des hommes qui connaissent et travaillent avec le pays qu’ils représentent. La fonction, le contenu de leur mission, en raison de la globalisation des marchés, de la forte implication des titulaires dans les domaines économiques, culturels, sociaux et consulaires, fait qu’ils deviennent des acteurs essentiels dans le développement des échanges « régions-pays ».
Non, les Consuls ne sont pas un phénomène d’hier, mais une réalité d’aujourd’hui et de demain. Notre rôle devient plus professionnel, il impose bien sûr du dévouement, mais aussi des compétences et la capacité à mener à bien notre tâche. Tout cela implique que cette réalité soit prise en compte par ceux qui nous dirigent.
Les Etats représentés, soucieux d’améliorer leur présence en France, mais aussi dans d’autres pays Européens, sont convaincus de la pertinence de s’appuyer sur des nationaux motivés par la mission qui leur est confiée. D’ailleurs les nouveaux Etats ayant rejoint l’Union Européenne n’en font-ils pas la démonstration chaque jour ?
Aujourd’hui plus que jamais la mondialisation est un concept d’actualité, l’interdépendance des économies, l’accroissement des échanges, l’élargissement des marchés, l’immigration et l’éducation sont autant de domaines qui restent en suspend.
Beaucoup d’acteurs s’occupent de ce phénomène et trouvent des solutions. Nous pensons que l’Union de Consuls Honoraires en France peut contribuer à la mise en œuvre de ces solutions.
Le développement de notre structure permet de conjuguer nos efforts et présente de nombreux avantages en terme d’image, d’efficacité dans les relations internationales. Mais au-delà de ces considérations, notre union s’inscrit dans une démarche logique en accord avec la vocation internationale de nos régions et en interdépendance avec les politiques menées au sein de celles-ci. C’est un enjeu immense, passionnant et décisif. C’est dans cet esprit que notre devise : « SERVIR » prend toute sa dimension.
Les Consuls Honoraires sont des représentants d’Etats souverains. A ce titre, ils ont leur place et doivent tenir leur rang selon cette donnée fondamentale.
A Lyon, d’où je viens, la tendance a évolué. Les autorités prennent en considération le fait consulaire et nous nous réjouissons de cette prise de conscience. Je voudrai ici remercier tout particulièrement les Préfets de régions successifs et plus particulièrement le Président du Conseil Général du Rhône, Monsieur le Sénateur Michel Mercier ainsi que le Sénateur Maire de Lyon, Gérard Colomb qui se sont personnellement investis dans notre projet afin qu’il aboutisse.
Cette prise de conscience des enjeux régionaux dans les échanges internationaux fait que les Etats savent maintenant que le choix des hommes et des femmes qui sont pressentis pour occuper cette fonction est déterminant pour la sauvegarde des intérêts de leurs ressortissants mais également de leurs intérêts au sens large.
Excellence, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, votre présence parmi nous est la démonstration du soutien et de la reconnaissance que vous nous accordez. Merci à vous aussi de l’honneur que vous nous faites en ayant accepté de vous associer à notre initiative en sollicitant les Consuls de vos pays à rejoindre notre Union, mais aussi en participant aujourd’hui à l’invitation de Monsieur Christian Poncelet, Président du sénat.
Merci à vous également, Madame la Présidente de la fédération Européenne des Consuls Honoraires de votre présence et aussi à vous Mesdames et messieurs les Consuls de votre participation nombreuse, vous qui venez de nos lointaines provinces françaises de Métropole et d’Outre-mer
Monsieur le Président, encore une fois merci pour la reconnaissance que vous nous témoignez, ainsi que Monsieur le Président de la République, en nous recevant ici, donnant ainsi à notre Union sa légitimité et l’impulsion nécessaire pour mener à bien notre mission.
