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Visite Officielle en Slovénie du 13 au 16 Mai 2010

Programme de la visite officielle réservée aux membres de l'UCHF

Slovénie - Article de Presse 2010

Consulat de Russie

Fermé de 1916 à 2000, le vice-consulat de Russie à Biarritz rayonne aujourd'hui sur la communauté russe de la région.

Dans les années 1870 à 1914, Biarritz était l'un des phares de la vie mondaine. Chaque mois de septembre s'ouvrait la saison russe. Des cortèges d'aristocrates et leurs familles venaient en « sleeping-cars » (wagons-lits) de Saint-Pétersbourg respirer le bon air marin avant d'affronter les rigueurs de l'hiver.

Constantin, Wladimir, Alexis, Boris, Cyrille, etc. Aucun Grand-duc ne manquait à l'appel. Alexandre Miller de la Cerda, lié par de multiples cousinages à l'aristocratie orthodoxe et à la chevalerie balte raconte cette saga dans plusieurs ouvrages (1), balayant au passage de nombreux clichés.

En 2000, ce personnage, à la fois écrivain, chroniqueur et producteur de vins est devenu vice-consul de Russie à Biarritz et pour le grand sud, rétablissant un lien interrompu par la révolution de 1917.

Inscrit dans la mémoire :

« Biarritz disposait jusqu'en 1916 d'un consulat de Russie. Il avait été créé dans les années 1860 pour la communauté qui était comme chez elle ici. Elle avait découvert la douceur de la région dans le sillage des Anglais à Pau. L'histoire s'est chargée d'interrompre cette migration en 1914. Mais les écrits, les tableaux évoquant Biarritz sont restés. »

En 1998, huit ans après la chute du rideau de fer, Alexandre Miller de la Cerda a entrepris des démarches pour renouer avec la tradition. Et fin 1999, le feu vert a été donné par les autorités russes et françaises. Il est devenu vice-consul de Russie en 2000, un rôle qui va comme un gant à cet homme nostalgique que l'on dirait sorti d'un roman de Paul Morand.

La communauté russe qui a renoué depuis les années 90 avec la station impériale n'a plus grand-chose à voir, naturellement avec la Belle époque. « Les Russes connaissent toujours Biarritz. C'est inscrit dans la mémoire, l'inconscient collectif. Mais nous voyons revenir des familles de la classe moyenne, cadres supérieurs, hauts fonctionnaires, des esthètes qui aiment la culture et l'art de vivre, à l'image de Dmitry Eroshok, un des patrons de Gazprom et son épouse Marina. Nous avons très peu d'oligarques et d'hommes d'affaires enrichis après la fin du communisme. Ces derniers préfèrent la Côte d'Azur, la Sardaigne, Ibiza et d'autres destinations plus bling-bling. »

Dans Biarritz qui portera à jamais l'empreinte de la Russie éternelle avec son église orthodoxe, ses maisons dédiées à des artistes russes (dont Stravinsky), le vice-consul est le seul représentant à la ronde de l'État Russe (2). Il rayonne jusqu'en Poitou-Charentes. Passeports, organisation de voyages pour les groupes scolaires qui apprennent la langue russe, mariages mixtes... Le champ d'action d'Alexandre de la Cerda est varié.

Et 2010, année de la Russie en France et de la France en Russie devrait apporter son lot d'événements dans la station préférée des Russes. Et les festivités ont débuté il y a quelques jours à l'Hôtel du Palais, lieu symbolique avec le nouvel an russe.

(1) « La tournée des Grands Ducs, les Russes sur la Côte Atlantique » (éditions Atlantica). (2) Il n'y a que trois autres consulats russes en France, Paris, Strasbourg et Marseille.
Auteur : olivier bonnefon
o.bonnefon@sudouest.com
http://www.sudouest.com/pays-basque/actualite/biarritz/article/842868/mil/5620438.htm